Paroles libertaires ! 7 mai 2005, nous avons écrit : "Alors oui, ca recommence, "Emancipations", parce que les temps sont venus !" Nous confirmons.
Les sinistres qui nous gouvernent et profitent de notre travail, quelle que soit l'étiquette, sont globalement rusés et globalement stupides. En tant que filous, ils ont trouvé un truc de filou : pas la peine de se fatiguer et de tenter l'impossible, il suffit de prendre les idées à ceux et celles qui en ont. Aussi ils n'inventent rien, ils copient, ils pillent, ils défont, bref ils font là comme toujours. A ce titre, ils ont entendu parler de la vie quotidienne, de ce souci répêté de gens de plus en plus nombreux de se prendre en charge, de s'exprimer, de décider, d'affirmer l'importance de la vie réelle, de la vie quotidienne. Alors ils se "pipolisent", et avec eux forcément ca devient minable. Le spectacle lamentable des politiques, entre les cover-girls des uns et les minauderies des autres, sans oublier le tracteur d'un 3°, est la conséquence de cette tentative. Ils en sont toujours à courrir après la vie, aprs le réel, après le monde vrai.
Cette opposition entre le vrai monde et le faux est désormais une constante, et cette opposition nous la vivons chacun(e). Elle nous transforme certaines fois en veautants, et entre candidat lard et candidat cochon, c'est toujours le même résultat. Mais ces dimanches de la vie électoraux ne peuvent effacer toutes ces semaines bien réelles, et toute cette somme d'aspirations encore confuses. De ces aspirations naissent des idées, d'abord combattues, réprimées, puis récupérées. Qu'à cela ne tienne : sur le métier nous remettons l'ouvrage, et nos ennemis jouent avec des bouts de ficelle après nous les avoir volés, ces ouvrages. Ils ne savent faire que ca, détricoter, et bêler que nous sommes des casseurs. Molosses débiles qui se rêvent chats.
A certains moments, ils cherchent à passer à l'offensive, et accouchent de quelque monstre ou de quelque ineptie. Ces monstruosités et ces inepties et ces impuissances étant la racine réelle de leur laideur.
Toute la pauvreté réelle des riches de fric est là. Contre eux, vive la vie !