Paroles libertaires ! 7 mai 2005, nous avons écrit : "Alors oui, ca recommence, "Emancipations", parce que les temps sont venus !" Nous confirmons.
Sacré Sarko, il n'a pas pu s'en empêcher : devant ses potes de l'UMP, le rictus plus fort encore qu'à l'ordinaire, il dit d'un ton fort sarcastique que les grèves ne gênent plus personne désormais en France. Il a derrière la tête tous ces accords minimisant le droit de grève passés avec les centrales syndicales, par exemple, et il aurait bien tort de ne pas s'en réjouir, après tout. Le bon coup fait dans le dos des salariés ne peut que faire sourire le bon larbin du capital. Et ridiculiser ces centrales syndicales ne peut que le faire jouir. Mais seulement voilà, au delà des quelques bureaucrates au pouvoir dans ces centrales, il y a les grévistes, les vrais, ceux qui déjà agacent tant les bureaucrates, ceux qui se plient si difficilement à l'idée sarkozyste du bonheur. Il y a tous ces mouvements, surtout dans le secteur privé, contre les cadences, les heures sups, et le mépris affiché vis-à-vis de cette France "qui se lève tôt". Alors il crispe davantage encore les rapports sociaux, le père Sarko, et on ne peut que le remercier de donner de l'infamie un vrai visage, de montrer aussi ouvertement ce que ces gens et ces starlettes pensent du monde.
Les voix du consensus se font entendre, toutes ces voix qui recommandent au chef de l'Etat un peu plus de retenue, des fois que les gens, les simples gens se rendent compte du monde tel qu'il est. Mais il est plus tard qu'ils ne le pensent, car la vérité de ce monde se répand à grand pas. Et Sarkozy appartient à cette vérité, à ce côté grotesque, impuissant, démagogique de la société, au cynisme des possédants, à la cruauté des dirigeants.
Si tu refuses de changer la vie, de changer le monde, il te reste à commander à l'Elysée le disque de Carla Bruni, et c'est tout !!!