Paroles libertaires ! 7 mai 2005, nous avons écrit : "Alors oui, ca recommence, "Emancipations", parce que les temps sont venus !" Nous confirmons.
Ce gouvernement a désormais besoin de toutes les alliances possibles pour tenter de se maintenir. Ne trouvant qu'une âme à acheter désormais au PS, celle, desséchée, du vieux Lang, il a caressé dans le dos les radicaux, qui adorent ça, mais le coup est cependant passé près.
Au titre des petits cadeaux, sur le plan de la société, il a introduit plusieurs clauses réclamées par les encagoulés des différents nationalismes étriqués : il n'y a pas de petit profit pour ces gens-là. Et puis cela renforce cet esprit communautariste si cher à Nicolas le petit.
Mais au titre des dégâts colatéraux, ces petits cadeaux mettent en évidence ces intérêts communs, idéologiques et financiers, de culture et de classe, entre le petit monde des privilégiés français et les petites diasporas corses, basques et autres. Les alliances électorales qui se sont multipliées entre l'UMP et notamment les mouvances basques, les conduisant à gérer main dans la main par exemple la "populaire" Biarritz, assorties de ces alliances plus discrètes dont la Corse a le secret, étaient déjà des signes forts de cette internationale des exploiteurs et des colonisateurs de l'humanité. Certes, il faudra encore du temps pour y voir tout à fait clair, mais décidément ce monde ne peut plus échapper à sa vérité ! C'est bien.
L'étouffoir politique sarkozyste est un de ces résiduts de l'étouffoir global de la société, de ce système capitaliste qui ne se cache (presque) plus, même si les découvertes qui seront faites dans le domaine de l'immonde surprendront demain tout un chacun. Les temps sont lourds comme les années 30, et de lourds nuages, comme alors, s'assemblent sur nos têtes. Mais va, on sait bien qu'il n'y a plus de place pour quoi que ce soit hors de la guerre de classe, et à de telles heures, on ne se réjouit pas, mais on ne baisse pas les bras, car de toutes les façons il n'y a pas le choix.
Pendant que gesticulent les uns et les autres, la vieille taupe de la révolution sociale creuse son trou. Mais on ne peut pas dire grand-chose de ces travaux, et pour tout dire, ils nous occupent assez pour que l'on n'ait plus trop le temps de s'attarder sur les pantins à la surface. Mais ... nous n'avons pas dit notre dernier mot. A très bientôt !