Paroles libertaires ! 7 mai 2005, nous avons écrit : "Alors oui, ca recommence, "Emancipations", parce que les temps sont venus !" Nous confirmons.
Comprendre l'incompréhensible !
Entendre Nicolas Sarkozy parler de "rupture", de "changement", c'est pour le moins étonnant. Ce monsieur est l'un des piliers du régime en place. Aussi qu'est-ce qui va changer chez lui du jour au lendemain pour qu'il fasse un changement ?
Certes, le Président s'appelle Chirac, et Sarkozy le trouve trop à gauche, trop social, trop à l'écoute. C'est une donnée, elle n'explique pas tout.
Les conseillers du candidat sont allés à la chasse aux espérances et ont déniché "le changement". Comme personne, dans la classe politique institutionnelle, n'entend changer ce monde, l'idée était à ramasser, et il s'est donc baissé pour le faire.
Nous pouvons en tirer 2 conclusions :
- si c'est triste, ca va l'être davantage;
- si ca change, c'est le même en pire.
Et force est de dire que ca arrange certains, appelons un chat un chat. Mais assurément pas la plupart. Changer ? : moins de retraites, de travail, de fonctionnaires, de libertés, de droits, plus de fric au fric, de flics pour protéger le fric, de répression, et tout à l'avenant. le programme du candidat est obscur certes, mais clair aussi. Prenons un exemple : pour les services publics, un emploi sur 2 sera supprimé lors des départs en retraite : sûr, c'est du changement.
Le plus effrayant n'est pas que de vieux salauds bavent devant ces projets, le plus effrayant est de voir des salariés, des immigrés, des "rmistes" enfiler des polos Sarko et crier "bravo". Mais on connait : c'est le "rêve américain", l'assurance de la pagaille à tous les niveaux, de la vie merdique, et de quelques pauvres devenus riches et menant une vie stupide. Prenons un exmple ici : Sarkozy, le père, accueilli par la France en vertu de lois que le fils juge laxiste, engendre le petit Nicolas, qui se retrouve à la tête d'un parti hargneux comme lui, d'un ministère baston d'où il suscite des incendies : la course incessante de ce bonhomme est vécu par lui comme une réussite. C'est le Joe Dassin de la politique : "L'Amérique, l'Amérique, on en a tant rêvé !".
Chirac était de la doite traditionnelle, hexagonale, mais la droite finit par préférer l'odeur du fric, facile de préférence, du bâton, même si, même si, y'a des retours. Comme disent les escrocs : "C'est toujours çà de pris !". Quel qu'en soit le prix pour les populations !
Comprendre Sarkozy, c'est comprendre que le parti du fric est désormais incapable de formuler un projet.
Comprendre Sarkozy, c'est comprendre que la violence est la vérité de ce monde.
Comprendre l'incompréhensible, c'est comprendre qu'il faut changer ce monde.
Et parce qu'ils croient qu'aucun changement réel n'est possible, ils se disent le changement. Mais ils oublient la réalité de ce désir rencontré, même par les petits chasseurs d'idées : CHANGER LE MONDE, CHANGER LA VIE !

A TRES BIENTOT, Mr SARKOZY !