Paroles libertaires ! 7 mai 2005, nous avons écrit : "Alors oui, ca recommence, "Emancipations", parce que les temps sont venus !" Nous confirmons.
Souvenons-nous de la casse des retraites : aucun syndicat n'a osé alors franchir le pas vers la grève générale réclamée à travers tous les rassemblements de 2 millions de personnes. Aujourd'hui, nous avons cette expérience : celle de la détermination anti-sociale du pouvoir en place et celle de la frilosité à gagner de certains. Mais la situation aujourd'hui est telle que s'ils s'obstinaient de leur côté à ne pas aller vers la grève générale, ils laisseraient la porte ouverte à toutes les radicalisations, situation que gauche et droite ne souhaitent guère, tant ils savent qu'une explosion sociale est possible. Donc nous ne pouvons pas exclure qu'ils s'engagent vers cette grève qui reste notre arme pour arrêter ces lois.
Car il faut gagner cette bataille du CPE. Certes, cela ne changera pas grand-chose à la réalité de ce système, si ce n'est que nous aurons une victoire de plus et que ca fait toujours du bien. Si ce n'est que beaucoup apprendront que si on lutte on peut gagner, alors que sans lutter l'on est sûrs de perdre. Si ce n'est qu'au fur et à mesure des jours de plus en plus de gens ressentent et expriment un ras-le-bol de la logique capitaliste. Si ce n'est qu'empêcher les patrons d'utiliser cette nouvelle arme c'est empêcher la promulgation prévue d'une généralisation de la précarité. Si ce n'est qu'en empêchant cette mesure le quotidien de centaines de milliers de jeunes sera un peu moins rude. Si ce n'est qu'il y a trop de raisons à devoir gagner pour les énumérer.
Alors, dès lundi, on s'y met !