Paroles libertaires ! 7 mai 2005, nous avons écrit : "Alors oui, ca recommence, "Emancipations", parce que les temps sont venus !" Nous confirmons.
La gogôche parlementaitre n'a pas voulu attaquer Rachida Dati à partir des aléas dans sa famille, plusieurs membres étant mêlés à de tristes histoires de drogue. SOS Racisme s'est même inquiété que la pauvre dame soit attaquée du fait de ses origines. Il y a dans tous ces élans d'humanité un relan de pitié, dont RD a su jusqu'ici fort bien usé dans son parcours, et cette pitié n'est pas très éloignée d'une certaine forme de racisme.
Argumentation assez classique dans les beaux quartiers de gôche : "respectons ces "gens-là"", sous-entendu ils ne sont pas assez méritants pour mériter une certaine normalité, ils sont arrriérés et donc il faut respecter pour eux les atteintes aux droits, visibles d'abord chez les femmes.
La famille Dati est pourtant symptômatique d'une certaine réalité : une fille extrêmiste dans la collaboration avec les beaux quartiers, deux fils, dont l'un récidiviste, dans des magouilles plus populaires. Une caricature.
RD avait déjà bénéficié de certains appuis de gôche avant de devenir la madone périphérique des enfants de Neuilly. Comme elle le disait au lendemain de sa nomination comme Ministre : "Si j'avais imaginé... Si j'avais imaginé...". Et de là elle exige que les jeunes enlèvent leur casquette autour d'elle, elle fait des leçons de morale aux prisonniers. Et l'on ne peut s'empêcher de penser qu'il vaut parfois mieux balayer d'abord devant sa porte, et ne pas se couper des siens pour passer les serpillères des bourgeois. Mais RD a fait tant de sourires aux congestionnés de la politique politicienne qu'ils lui doivent bien un peu de pitié, n'ayant rien d'autre à offrir !
RD est le contre-exemple d'une femme émancipée.