Paroles libertaires ! 7 mai 2005, nous avons écrit : "Alors oui, ca recommence, "Emancipations", parce que les temps sont venus !" Nous confirmons.
Le capitalisme est malade ?
Qu'il crève !
L'aboyeuse Rachide Tadi, porte-parole de Sarkozy, ministrable, s'est refait un look, coiffée chez un grand coiffeur, pour venir préciser les intentions de la Sarko's Band : tous les enfants dont les parents sont sans papiers seront expulsés immédiatement. La cinquantaine d'écoles parisiennes qui dénoncent par banderoles cette brutalité contre l'enfance ont été poussées par le rectorat, suite à intervention de l'UMP, à déposer leurs idées. Demain, nous devons faire de chaque école un lieu de résistance contre la haine et le racisme.
Le démagogue candidat Sarkozy veut s'attaquer au droit de grève, aux retraites encore, à la durée du temps de travail, aux libertés, et la liste des infamies serait trop longue à faire. il cristallise son discours autour de quelques slogans populistes, dont le plus ressasé est : "travailler plus pour gagner plus". Au risque de décevoir les tenants d'une gauche qui seule peut encore assurer une certaine stabilité à cette société essouflée, nous devons le dire :
TRAVAILLONS MOINS POUR VIVRE PLUS !
Des patrons ont des soucis ? Tant pis pour eux et tant mieux pour nous dont ils n'ont rien à faire que nous exploiter. Classe contre classe et guerre sociale : la chose est hélas inévitable. Il est bien que désormais ils ne cachent plus le désaccord fondamental de ce monde.
Nicolas Sarkozy est le candidat de la crise du capitalisme, le petit pantin agité par les grosses fortunes pour tenter de maintenir ce monde en l'état par la force. Ségolène Royal est ce rêve impossible de maintenir un équilibre dans un monde déséquilibré. Nous avons des sympathies pour pas mal de ces rêveurs, mais nous devons dire que ces rêves ne sont que des rêves, le chien blessé par son maître qui vient lui lécher la main en rêvant de réconciliation. C'est sans joie mais avec raison gardée que nous savons trop qu'à cette heure difficile de ce système fou, l'histoire offre souvent plus de latitude au simplisme, aux Sarkozys, et qu'il en coûtera, certes, mais de ce monde nous ne voulons plus, qui ou quoi qu'il arrive.
Cette façon de vouloir mourir sur et de soi, entropie de la société française, elle a conquis sensiblement la moitié des électeurs, de toutes les façons. Quelques millions de voix fascistes, car il faut bien appeler un chat un chat, et des millions de mal payé(e)s, de mal baisé(e)s, de mal aimé(e)s, trop aigri(e)s et/ou trop faibles pour voir au delà de leur impuissance. la périphérie est au centre désormais, cette France mal dans sa peau qui se lance dans l'activisme sarkozyste comme d'autres se lancent dans le bris de glaces. Des loubards sous les déguisements normalisés "made in China", dont les samedis soirs tragiques sont dans les courses à l'Elysée d'un triste gars à la psychologie égarée.
La Russie livrée à la mafia a eu ses Eltsines bourrés et ses Poutines boxeurs reconvertis du KGB. Les USA ont eu leur Bush, 2 fois, car ils sont plus stupides, méchants et arriérés que tout autre. La France aura ce qu'elle mérite.
Mais comme les choses ne sont pas si simples, cette même France prépare déjà, sans le savoir, ses révoltes de demain. Les élections ? Un peu de temps perdu, une série tv française mieux ficelée et plus prenante que les autres.
La récréation est bientôt finie !
AU BOULOT, CAMARADES !