Paroles libertaires ! 7 mai 2005, nous avons écrit : "Alors oui, ca recommence, "Emancipations", parce que les temps sont venus !" Nous confirmons.
Pas facile, de regarder les choses en face !
Ben oui, quand on entend Sarkozy, quand on voit ce qu'il a fait, et quand on pressent ce qu'il va faire, on a presque envie d'aller voter contre lui, par facilité, par paresse, par peur. On aurait ainsi la bonne conscience de ne pas en être, de la grande foire populiste, on pourrait comme ces américains afficher notre tête sur internet en demandant pardon au monde (eux c'est pour Bush). Mais si on arrive à comprendre, on n'arrive pas à s'en satisfaire.
Nous ne voterons pas. Parce que nous ne voulons pas continuer le monde comme il est. Parce que nous voulons changer la vie. Parce que nous voulons vivre. Parce que nous voulons assumer nos choix. Parce que nous ne pensons pas résoudre quoi que ce soit en donnant ou en prenant un pouvoir sur les autres. Parce que les élections ca sert aussi à çà : te faire croire que tu décides, te donner l'illusion de pouvoir changer ta vie avec ton petit bout de papier. Ben oui ! C'est triste mais c'est ainsi.
Demain, on se remettra à la besogne. Et les votants, quand ils voudront vivre, s'y remettront aussi. Demain, très vite, ce cirque sera fini, mais les problèmes resteront, et il faudra choisir alors, se taire et subir, ou lever la tête.
C'est un électeur sur quatre, qui dit ne pas vouloir voter ? Nous, nous ne sommes même pas inscrits. Bon, nous sommes déjà pas mal hors de leurs fiches, hors de l'euphorie du pouvoir donné. Nous serons beaucoup plus demain contre leurs saletés. Mais pourquoi demain toujours ?
On a fini nos sandwiches et nos limonades et le match est triste à la télé. Le printemps commence à pointer son nez.
Ah, ça ira, ça ira, ça ira ...