Paroles libertaires ! 7 mai 2005, nous avons écrit : "Alors oui, ca recommence, "Emancipations", parce que les temps sont venus !" Nous confirmons.
"Socialement inutiles !" : tel était le jugement des autorités marxistes-léninistes chinoises à propos d'animaux comme les chats et les chiens. A ce titre, ils furent déclarés "ennemis du peuple", comme ceux qui les abritaient et les nourrissaient. Dès lors, les arrestations se sont succédées pour avoir hébergé ou nourri ces "ennemis du peuple", et les "fautifs" furent promenés en ville, attachés, sur des charrettes, avec autour du cou des pancartes, avant d'aller en prison.
Cette façon de considérer les animaux est un index suffisant de la façon dont les communistes chinois considérent les hommes. Le monde dit "libre" de l'ouest avec ses Guillermo Vargas Habacuc (voir article précédent) et le monde dit communiste de l'est ne sont que les deux faces d'une même pièce.
Il y a aujourd'hui tout un tas de salauds pour nous dire qu'il ne sert à rien de dénoncer ces crimes, et pour faire prévaloir ce qu'ils n'hésitent pas à nommer "les intérêts de le France" sur de "larmoyants droits de l'homme" (voir par exemple les exécrables interventions de deux chroniquers, Eric Nolleau et Eric Zemmour, à l'émission du samedi 29 mars sur antenne 2 "on n'est pas couché!"). ll y a tout un tas d'artistes contemporains pour soutenir que l'agonie jusqu'à la mort d'un chien efflanqué dans une galerie d'art est une oeuvre d'art et demander de répêter la chose. Mais il y a en quelques jours de 1 million à 1 million et demi de signatures via internet pour dénoncer tous ces crimes. Et pour les incapables de comprendre les liens de tout ca, tant pis pour eux !
Voilà des dizaines d'années que nous dénonçons le "pays du mensonge déconcertant", et nous avons du essuyer les "analyses" et les attaques de ces "amis du peuple" qu'étaient alors les staliniens Serge July, Glucksman et autres crapules staliniennes. Aujourd'hui, nous nous heurtons à leur prétendu sens de la "real-politique" ou à leurs larmes crocodiles. Un certain Badiou, inflexible stalinien installé dans les fauteuils dorés de la culture officielle, va jusqu'à faire, à partir d'un malentendu, un tabac avec son livre sur Sarkozy qui dissimule mal son stalinisme viscéral. Mais aujourd'hui nous sommes moins seuls à crier dans le désert, et nous ferons s'effondrer l'empire du soleil levant comme les raclures néo-artistiques.
Le monde ne pourra commencer à espérer être heureux que le jour où le dernier bureaucrate aura été pendu avec les tripes du dernier capitaliste !