Paroles libertaires ! 7 mai 2005, nous avons écrit : "Alors oui, ca recommence, "Emancipations", parce que les temps sont venus !" Nous confirmons.
Les affirmations du gouvernement cachent de plus en plus mal la réalité : beaucoup d'étudiants sont hostiles à la loi Pécresse sur une prétendue autonomie des Universités, qui n'est qu'un pas déguisé vers la privatisation de l'enseignement supérieur.
Plus de 15 000 étudiants selon nos estimations ont participé ce jour à des assemblées dans les différentes facs, et plusieurs sites sont bloqués. Ces blocages font peur : ils sont gênants pour beaucoup d'étudiants, ils empêchent et retardent le travail administratif, ils peuvent de fait pénaliser notamment des étudiants salariés, ils sont parfois décidés minoritairement, mais, mais ... ils permettent aux étudiants de se faire entendre, car la question pour eux est bien là. Et pour tenter d'éviter cette mécanique, desmouvements divers et des responsables divers ont suggéré aux étudiants "anti-blocages" d'aller aux assemblées pour voter contre justement les blocages. C'est ainsi que l'arroseur s'est retrouvé arrosé, car si les groupuscules "anti-blocages" de droite et d'extrême-droite voulainet des votes sans discussion préalable, leur coup a foiré et les discussions se sont engagés avant les votes, malgré leurs cris. A terme, il est apparu un fort consensus contre la loi et des majorités pour ... le blocage. Car la volonté de se faire entendre est manifeste, et le pouvoir et ses représentants divers semblent ne se soucier que ... des blocages, donc acte. Certes, les groupuscules évoqués ont bien tenté de donner du bâton, mais là encore le nombre a réussi ce jour à calmer leurs ardeurs guerrières.
Quoi qu'il en soit, le 20 novembre, des étudiants manifesteront nombreux avec les salariés pour le service public, enjeu de fond.
Le 20 novembre, tous ensemble pour le Service Public, contre les marchands et les belliqueux !
A cette adresse, un tract de la CNT de Paris 3 :
http://www.cnt-f.org/fte/IMG/pdf/tractP3-1.pdf