Paroles libertaires ! 7 mai 2005, nous avons écrit : "Alors oui, ca recommence, "Emancipations", parce que les temps sont venus !" Nous confirmons.
C'est parti pour la grande casse d'EDF ! Un recul social à valeur également symbolique. Et sans doute n'y aura-t-il même pas une nuit d'émeute. Petit à petit, le Capital égrène son chapelet de haines et de rancoeurs, matérialise son désir de mort, et voilà qu'on entend causer de l'autre, le Lionel, l'impuissant du social-trisme, parce que faut bien comprendre que la gogôche n'a même plus la force de l'illusion.
Alors tant pis, tant pis pour la paix sociale, on n'aime guère les tracas, mais puisqu'ils le veulent vraiment, on leur fera le coup de les surprendre. C'est que le peuple est patient, pendant longtemps, pendant un temps, mais à trop l'agacer on finit par l'obliger. c'est la guerre qu'ils font, c'est la guerre qu'ils veulent. 1995 : premier avertissement, mais non, ils n'entendent rien, ils avancent. 2005 : on remet ça, mais y'a pas, ils persistent. C'est sûr qu'on n'est pas nés comme eux avec la haine dans le coeur, avec les mains glacées, c'est sûr qu'on attend la limite, mais quand le vin est tiré...
Les temps sont difficiles, certes. Mais il n'y a presque plus de fausses solutions. La victoire financière est une victoire à l'américaine, une guerre éclair comme au Vietnam, comme en Irak, qui ignore et la force et la tactique de l'ennemi. Mais nous ne ferons rien si nous ne savons pas déjà ce que nous voulons, si nous refusons d'opposer à la barbarie le socialisme, si nous refusons conjointement de dire les épousailles de le liberté et du socialisme, qu'il n'y a pas, qu'il ne peut pas y avoir de socialisme sans liberté, de liberté sans socialisme.